dimanche 19 octobre 2014

Dracula ☇ Bram Stocker

Dracula☇Bram Stocker
Dracula☇Bram StockerLe titre: Dracula
L'auteur: Bram Stocker
Editions Ecole des Loisirs
Dracula☇Bram Stocker
Jonathan Harker, jeune clerc de notaire britannique, est envoyé par son étude dans un sinistre château de Transylvanie afin d'y négocier avec un certain comte Dracula l'achat d'une propriété en Angleterre. Il ne tarde pas à découvrir l'effroyable secret de son hôte : cette créature est un mort-vivant, un vampire qui repose dans un cercueil dont il sort la nuit pour étancher sa soif de sang - et le jeune homme devient son prisonnier.
Le comte Dracula part pour l'Angleterre, où il choisit pour première victime Lucy, amie de Mina, la fiancée de Jonathan, avant de s'attaquer à Mina elle-même ...

Dracula☇Bram Stocker
Dracula est un grand classique de la littérature et on comprend pourquoi en lisant ses pages!
En commençant ce livre, je ne connaissais vraiment rien de la véritable histoire  de Dracula. Je savais juste que c'était un vampire, point. Rien qui puisse m'avancer un peu plus. Je me suis donc lancée dans ce roman "gothique" en me demandant un peu ce à quoi il pouvait ressembler et j'ai été tout sauf déçue!

Dans ce livre, on suit premièrement Jonathan Harker envoyé par son patron dans les Carpates pour rencontrer le compte Dracula et pour discuter avec lui sur quelques détails sur la nouvelle maison que celui-ci a acheté sans même l'avoir vue. Arrivé sur place, Jonathan reçoit des cadeaux plus bizarres les uns que les autres de la part des habitants; rose séchées, gousses d'ail, chapelet  ... Le jeune notaire n'y fait pas attention et les garde avec lui. Mais, une fois arrivé au château du compte, celui-ci refuse de le laisser partir. Jonathan s'aura s'échapper, mais sera-t-il également le cas de Lucy, la meilleure amie de sa femme qui est aux portes de la mort après avoir été mordue au cou?
En ouvrant ce livre, oubliez tout ce qui est Twillight et autre Night World, là on est dans du vrai vampire, du vamp' de compet', le vamp' sans cœur qui pense qu'a plonger ses canines dans le coup délicat de la première gamine qui passe, le vrai vampire cruel quoi. On va dire que ça change assez du gentil Edward qui fait la cour à Bella alors qu'il est censé ne pas le faire ( Et, si vous voulez mon avis , -c'est pour ça que vous lisez cette critique, non ?- c'est même mieux) .
Le personnage principal est donc Dracula, le cruel vampire des Carpates. On le suit à travers plusieurs témoignages des personnages avec leur journaux intimes, des articles du journal régional et même un phonographe. J'ai trouvé ça très "avant-gardiste" par rapport au style qu'adoptait les écrivains pour le narrateur de leur histoire (on était quand même en 1897, n'oublions pas!).

Malgré ses apparences de livre lourd et laborieux à lire (mais j'ai lu l'édition abrégée aussi, c'est le seul que j'ai réussi à trouver dans le commerce), je l'ai trouvé très addictif avec ces nombreux rebondissements et sa petite bande de chasseurs de vampire dont les membres sont tous assez différents malgré que je ne me sois pas vraiment attachée à eux . En fait, le seul personnage que j'ai vraiment aimé est Dracula avec sa personnalité aussi cruelle que très marquée par son ambiguïté, il est véritablement fascinant et un personnage de l'histoire, le professeur Abraham Van Helsing, en est tout aussi fasciné que moi. Il y a le patient Renfield, un fou qui dévore un maximum de vie (animale s'entend) depuis sa chambre d'asile où il est surveillé parle médecin John Seward. Malgré le fait qu'il dévore des moineaux vivants, j'ai trouvé ce personnage vraiment très intelligent avec sa logique et son esprit très lucide par moment bien qu'il soit un véritable esclave de Dracula et qu'il le vénère autant qu'il le déteste.

Tout le long du livre, on assiste à une véritable chasse au vampire avec six personnage plus dévoués les uns que les autres , ce qui ne les empêchent pas d'avoir la peur au ventre définir comme leur pauvre amie Lucy . Comme on suit leur aventure à travers leur propre journaux intimes (et phonographe pour le cas de John Seward) , on voit leur propre opinion sur la situation sans jamais avoir une répétition : on a une situation expliqué dans le journal d'un et on a la suite dans le journal d'un autre.

Malheureusement , j'ai été un peu déçue de la fin. Non pas parce qu'elle n'est pas comme j'aurais voulu mais plutôt par sa rapidité. L'histoire est  longue avec beaucoup de rebondissements mais la fin et son dénouement  arrive comme un boulet canon, ce qui m'a assez étonnée. Serait-ce juste le cas pour mon édition vu que l'histoire a été abrégée? Je n'en sais rien.

En conclusion Dracula est un livre à lire sans hésitation. Il est écrit par des mains d'expert, Bram Stocker a manié son sujet avec habilité.  C'est un très bon livre vraiment très intriguant  intriguant et où la peur est omniprésente.
 Dracula☇Bram Stocker
Note: ♘ ( entre 15 et 16)

 Dracula☇Bram Stocker 
« Il eut un geste de la main, comme pour m'imposer silence et, me regardant dans les yeux, il reprit :

- Mon ami John, quand le blé est sorti de terre mais qu'il n'est pas encore mûr, tant que le lait de la terre maternelle est encore en lui, mais que le soleil n'a pas encore commencé à le peindre de ses couleurs d'or, le laboureur arrache un épi qu'il écrase entre ses mains rugueuses, et souffle sur le grain encore vert en vous disant : « Regardez ! C'est du bon blé ; cela promet une fameuse récolte ! »

Je lui avouai que je ne saisissais pas le rapport entre cette allégorie et ce dont nous parlions.
Avant de répondre, il vint me prendre par le bout de l'oreille et, par jeu, le tira, ainsi qu'il en avait l'habitude quand j'assistais à ses cours, des années auparavant. Finalement, il m'expliqua :

- Le bon laboureur parle ainsi parce qu'il sait maintenant que la récolte sera bonne, mais il l'ignorait avant de voir l'épi. Mais jamais un bon laboureur ne déterrera le blé qu'il a semé afin de voir s'il pousse. Les enfants qui jouent au laboureur agissent ainsi, mais non pas ceux qui cultivent la terre pour vivre. Comprenez-vous maintenant, ami John ? J'ai semé mon blé, et c'est la nature qui doit le faire germer. S'il se met à germer, tant mieux : j'attendrai que l'épi commence à gonfler. »

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